Le Sgen-CFDT a des propositions pour améliorer les conditions de travail et le déroulement de carrière des personnels. Celles-ci s’appuient sur une réflexion de terrain, au plus près des acteurs de l’éducation prioritaire… Des reportages sur ces acteurs vous sont proposés en fin de dossier.

Des revendications pour l’éducation prioritaire

Renforcer les moyens humains dans ces écoles et ces collèges.

Il est important d’avoir une équipe stable, en nombre d’adultes conséquents et présente à plein temps pour permettre un réel accompagnement des jeunes.

Au delà des enseignants, ces équipes doivent inclure :

  • du personnels formés pour des accompagnements spécifiques (RASED, maître+, aide à la direction…)
  • des équipes de remplaçants formés et stables.
  • un pôle santé social renforcé et présents sur ces réseaux (AESH, infirmière, médecin scolaire, assistant·e social·e…)
  • une vie scolaire renforcée.

Consolider les dispositifs de reconnaissance.

  • Par une reconnaissance financière, avec une indemnité à la hauteur des annonces ministérielles. Et ce, pour tous les personnels, y compris AED, AESH…)
  • Par une reconnaissance du besoin de temps et de confiance pour travailler sereinement et en équipe. La pondération dans le second degré et les journées pour le premier degré, en REP+ sont à renforcer sur tous les réseaux.
  • Par une réelle confiance dans l’utilisation des pondérations, comme dans les choix des pratiques pédagogiques (dédoublement, co-intervention…), doit être faîte aux équipes
  • Par des mesures de politique de la ville qui agissent notamment pour encourager la mixité des publics.

Suivre et protéger les acteurs de terrain pour l’éducation prioritaire

Les personnels doivent pouvoir bénéficier, particulièrement en éducation prioritaire, d’un suivi de carrière au plus près des besoins des personnels.

Cela implique un suivi de la médecine du travail.

Des possibilités d’évolutions de carrière, et la reconnaissance des compétences acquises dans ces milieux. (le PPCR reconnaît l’exercice en éducation prioritaire comme éléments de passage à la classe exceptionnelle, c’est une avancée.)

Renforcer la dimension de réseau, tout en reconsidérant le cas des lycées et des écoles orphelines

Pour une prise en compte plus fine du public des écoles

Aujourd’hui, le statut REP ou REP+ des écoles dépend du statut du collège de rattachement. Bien que cette règle soit cohérente pour un nombre important de territoires, elle ne permet pas, dans certains secteurs, de rendre compte de la réalité des publics à l’échelle des écoles.

Lire aussi « Education prioritaire : ne pas se tromper de sujet ! »

Une continuité des politiques d’Éducation prioritaire, jusqu’au lycée.

Prendre en compte au lycée (professionnel et général) les flux d’élèves issus de REP / REP+ pour l’affectation des moyens. Créer un référentiel spécifique lorsque ces flux d’élèves sont importants. ➜ Des moyens pour les lycées en Éducation prioritaire pour permettre la réussite de tous.

Réfléchir aux conditions d’apprentissage des élèves

Des choix pédagogiques à faire

De quelles réussites parlons-nous ?

« Un enfant qui revient de l’école avec le sourire, en ayant envie de raconter ce qu’il a appris, ce qu’il a fait, ou en ayant le plaisir de le garder secret… Un enfant qui a envie d’y retourner, de s’imaginer une place dans ce monde, d’apporter aux autres… Là aussi, chacun sait qu’il y a des critères de « réussite » beaucoup plus subtils, se manifestant parfois à « retardement » des temps de l’école. »

Pour le Sgen-CFDT, il faut laisser aux équipe le temps de travailler avec les élèves. Ce temps à géométrie variable, doit s’accompagner de confiance et de partage.

égalité

Des ressources pédagogiques

En complément, des pistes de lectures :

Pour aller plus loin...

  • Mixités

    "La question des mixités de l’école à l’université", numéro 39 de notre revue "quoi de neuf"