Une rémunération digne pour les AESH, sans attendre le statut

Avoir une grille de rémunération reconnaissant réellement le travail, ce n’est pas un privilège, c’est la condition minimale pour que le métier d’A.E.S.H soit attractif et que les notifications MDPH soient pourvues.

Pour la CFDT, la rémunération des AESH doit être éloignée du niveau du SMIC. Car c’est avant tout reconnaître socialement et professionnellement un métier qui ne se résume pas à de simples missions connexes. Nous voulons une rémunération digne pour les AESH.

En effet, les AESH, depuis de longues années, ont acquis une expérience professionnelle qui les rend indispensables dans toute politique inclusive. Elles sont en capacité d’accompagner plusieurs types de handicap en lien avec les personnels de l’Éducation nationale (professeurs, personnels du médico social…)

De plus, ces compétences ont été souvent acquises grâce à leur volonté de s’autoformer, alors que notre institution s’est montrée bien défaillante pour leur proposer des formations adaptées.

Demander une rémunération à la hauteur de celle de la catégorie B, c’est dire que les rémunérations indécentes des agents AESH ne correspondent pas à leurs qualifications et à leur place dans le dispositif d’une école inclusive.

Quel état des lieux en ce qui concerne les salaires des AESH ?

  • Actuellement, pour un temps plein (quasi inexistant) la rémunération de base est de : 1 826,32 € brut mensuel (à l’échelon 1) pour la partie indiciaire, et une part de l’indemnité de fonction de 1529 € brut annuel. On a donc mensuellement 1 871,41 € brut soit environ 1590€ net.
  • Pour un contrat de 62 % (soit la très grande majorité des temps incomplets imposés) : 1160€ brut mensuel soit environ 986€ net.
  • Un·e AESH au dernier échelon de la grille actuelle, gagne en net autour de 174€ de moins qu’un SAENES (corps de catégorie B le plus important de l’éducation nationale) au premier grade au premier échelon si l’on prend en compte les montants moyens des primes.

Sans attendre le statut, les rémunérations doivent changer radicalement !

Pour la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques, respecter et reconnaître ces personnels à une plus juste valeur passe par une grille de rémunération de catégorie B. Cette rémunération doit intégrer un régime indemnitaire pour atteindre une rémunération à la hauteur de celles d’autres corps de catégorie B du ministère, à savoir les SAENES.  Les secrétaires administratives ont vu leur indemnité augmenter ses dernières années grâce à l’action de la CFDT. Elles atteignent, en moyenne, 7845€ brut annuel.

 

Comparatif de l’état actuel des rémunérations Catégorie B – SAENES et AESH